
2026
Rencontres et Dialogues imaginaires
Anthony Russel · Frédéric Vignale
Porte 7 · Collection « Paroles Éklektiks »
Lien à venir

Photographe depuis 2009 · Réalisateur · Auteur
Frédéric Vignale est photographe, réalisateur et auteur français. Films classiques, créations avec l’intelligence artificielle, photographie d’auteur, récits courts et formes libres composent un même univers.
Le regard
Photographier ceux qu’on regarde mal, filmer ceux qu’on ne comprend pas, faire entrer suffisamment d’étrangeté dans le réel pour qu’il redevienne visible. De la photographie à Raoul, de Paris aux films, le même regard traverse les formes : celui des marges, des présences singulières et des histoires qui résistent aux images trop propres.
Frédéric Vignale · photographie · cinéma · écriture · formes libresQuatre portes d’entrée
Une sélection courte avant la cinémathèque complète : quatre films pour entrer immédiatement dans l’univers.
Aucun film ne correspond à cette recherche.
Une mythologie personnelle
Raoul n’est pas seulement un personnage. C’est une silhouette, un rythme et une manière d’avancer dans le monde sans jamais se laisser réduire à ce que les autres voient de lui.
Le projet naît avec Raoul, l’homme tranquille, une série construite autour d’un homme en retrait, obstinément libre, dont le calme apparent devient une manière de résister au bruit, aux normes et aux rôles imposés. Incarné par Emmanuel Gillet, Raoul traverse des situations ordinaires ou absurdes avec la même présence impassible. Il parle peu, observe beaucoup et finit toujours par déplacer le regard.
Cette première vie s’est prolongée dans Tout le monde connaît Raoul, le long métrage réalisé par Frédéric Vignale. Le personnage change d’échelle sans perdre son mystère : il traverse Paris, les rencontres et les regards comme s’il appartenait à la fois au réel et à une légende intime. Autour de lui se dessine un cinéma artisanal, poétique et décalé, où l’humour protège la fragilité et où l’étrangeté révèle souvent une vérité plus profonde que le réalisme.
Le Projet Raoul demeure ouvert. Chaque épisode, chaque film et chaque nouvelle apparition enrichit une même mythologie : celle d’un homme tranquille que tout le monde croit connaître, mais que personne ne parvient jamais tout à fait à saisir.
Rester dedans. Garder un pied dehors. Ne pas attendre l’autorisation.
Je crois à la liberté de créer avant de croire aux cases dans lesquelles on voudrait ranger la création.
J’aime être au milieu du monde, des artistes, des médias, des images, des livres, du cinéma, d’Internet, de Paris, de tout ce qui circule et se transforme. Mais j’aime tout autant rester légèrement à côté. Assez près pour participer. Assez loin pour conserver mon regard.
Je n’ai jamais beaucoup cru aux frontières entre les disciplines. Photographie, cinéma, écriture, intelligence artificielle, édition, Internet : ce sont pour moi des outils différents pour poursuivre la même chose. Une idée arrive, puis je cherche la forme qui lui convient.
Je revendique aussi le plaisir. Le plaisir de fabriquer une image à minuit simplement parce qu’elle me traverse l’esprit. Le plaisir de faire un film avec peu de moyens mais beaucoup d’envie. Le plaisir de publier, d’expérimenter, de rater parfois, de recommencer et de surprendre.
L’audace n’est pas forcément de faire quelque chose d’immense. Elle consiste souvent à oser faire ce que personne ne vous a demandé de faire.
Je préfère une œuvre imparfaite mais vivante à une œuvre tellement raisonnable qu’elle ne risque plus rien.
Être dans le système quand il permet de créer, de rencontrer et de transmettre. Être hors système lorsqu’il commence à dicter ce qu’il faudrait penser, produire ou devenir.
Ne pas attendre l’autorisation. Ne pas demander si l’on a encore le droit de commencer quelque chose à cinquante ans passés, de changer de langage, d’utiliser de nouveaux outils ou de prendre une direction inattendue.
Créer parce que c’est possible.
Créer parce que c’est jubilatoire.
Créer parce que la liberté ne sert à rien si l’on ne s’en sert pas.
Journal culturel & sociétal indépendant
Fondé à Paris en janvier 2003Le Mague ne suit pas l’époque : il la regarde de travers.
Fondé par Frédéric Vignale, Le Mague publie depuis plus de vingt-trois ans une presse libre, subjective et parfois caustique. Culture, cinéma, photographie, livres, médias, société : aucun sujet n’est trop noble ni trop populaire dès lors qu’il mérite un regard singulier.
Entrer dans Le Mague↗L’auteur
01

Auteur, photographe et réalisateur. Son travail s’intéresse aux figures marginales, aux mal-aimés et à tout ce que l’image officielle préfère laisser hors champ.
Né à Metz en 1973, une année de crise pétrolière, Frédéric Vignale — dont le nom est aussi couramment écrit Frederic Vignale sans accent — erre depuis dans un monde idéal et fantasmé qu’il photographie, essentiellement en noir et blanc, entre ombres, lumière très contrastée et références assumées.
Artiste prolixe, touche-à-tout obsessionnel et compulsif, curieux et audacieux impénitent, créateur « multiface » selon Annick Rivoire dans le journal Libération, son parcours l’a conduit à devenir, tour à tour, animateur de colonie de vacances, fondateur de la revue poétique Ellébores, chroniqueur à la télévision (Ciel mon mardi) et à la radio (Radio Canada), co-responsable d’un restaurant gastronomique, essayiste, prête-plume, metteur en scène de théâtre, réalisateur et scénariste du projet cinématographique Raoul, l’Homme tranquille avec Emmanuel Gillet — et mille autres choses plus ou moins (in)avouables.
En janvier 2003, cette énergie donne naissance au journal culturel et sociétal lemague.net, dont il est le fondateur. En 2010 paraît le recueil « Frédéric Vignale trouve que Louis XIV était un bon président de la République », publié dans la maison d’édition de Patrick Lowie.
Le 24 novembre 2021, sa candidature arrive deuxième lors de l’élection de Mario Vargas Llosa à l’Académie française. Originaire de Lorraine et installé à Paris depuis les années 2000, il y vit, aime, travaille et fait ce qui lui plaît.
Sa bibliographie comprend également Paris-Pigeons — portrait(s) d’un mal-aimé, paru chez maelstrÖm reEvolution / Porte 7, ainsi que Pour une gaufre à Bruxelles, son premier bookleg chez maelstrÖm reEvolution.
Parcours
02Fondateur et directeur de publication du journal culturel et sociétal indépendant.
Portraits et séries en noir et blanc consacrés aux artistes, aux présences singulières et aux mal-aimés.
Films courts, récits poétiques, expérimentations visuelles et créations réalisées avec l’intelligence artificielle.
Photographies de Frédéric Vignale, dialogues d’Anthony Russel. Éditions Porte 7.
Accompagnement autour de l’image, de la narration et de la publication culturelle numérique.
Bibliographie
03Douze publications, de l’entretien aux aphorismes, de la chronique au livre photographique.

2002
Textes de Damien Perez · Collages de Frédéric Vignale
L’Embarcadère · ISBN 978-2-914728-04-1
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2002
Dialogues par courrier électronique
41 rue de Liège
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2007
Enquête et témoignages
Le Bord de l’eau
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2010
75 photographies en noir et blanc et en couleur
Ragage · ISBN 978-2-35955-019-1
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2010
Recueil d’aphorismes
Biliki
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2011
Recueil d’aphorismes
Éditions du Littéraire
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2012
Aphorismes
Second Life
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2014
Photographies · avec Mischa Harmeijer
Pongh!
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2016
Chroniques
P.A.T.
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2025
Portrait(s) d’un mal-aimé
Porte 7 · maelstrÖm reEvolution
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2026
Je ferais n’importe quoi
maelstrÖm reEvolution
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2026
Anthony Russel · Frédéric Vignale
Porte 7 · Collection « Paroles Éklektiks »
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